Ce qu’il faut encore connaître de Minorque…

… les chevaux minorquins

Minorque, cheval minorquin et minorquines

La race des chevaux minorquins remonterait à près de 7 siècles quand le roi catalan Jaime II de Minorque voulut créer une cavalerie de guerre montée sur des chevaux agiles, maniables, rapides et souples. Pour cela, il croisa les petits chevaux noirs autochtones de l’île avec des chevaux espagnols et des pur-sang arabes.

Les chevaux minorquins sont des chevaux d’un noir profond et eumétriques (très bien proportionnés).

Ils ont la particularité de faire le « bôt » : une fois cabrés, ils peuvent marcher sur leurs postérieurs. C’est spectaculaire!

Les chevaux sont d’une manière générale les principaux protagonistes des fêtes patronales, très importantes à Minorque, qui commencent le 25 juin à Ciutadella (fiestas de la Sant Joan) et finissent le 8 septembre à Mahon (fiestas de Gracia).

Minorquines et Minorque

Enfin, Minorque serait également le lieu en Europe où il y a le plus de chevaux par mètres carrés (toutes races confondues).

Ce qu’il faut également savoir sur Minorque…

… son économie

Minorque, menorca et minorquines

L’été revient et les articles autour de Minorque et des îles Baléares aussi!

Voici un aspect de l’île de Minorque : son économie.

Minorque, contrairement à Majorque et Ibiza, a eu développement touristique tardif (après 1975) qui s’est opéré graduellement depuis les années 80, en préservant au maximum le côté naturel de l’île et de ses plages.

Il n’existe pas d’industrie à proprement parler, l’île vivant principalement du tourisme.

Les plus grosses manufactures de l’île demeurent semi-artisanales et concernent :

– la fabrication du fromage Mahon, élaboré à base de lait de vache et relativement doux;

– le gin XORIGUER aromatisé avec des baies de genièvre et très parfumé et qui est principalement consommé avec de la limonade (la fameuse Pomada pour ceux qui connaissent et apprécient!);

– la bijouterie fantaisie;

– et, évidemment, l’avarca, produit phare de l’île.

Un autre aspect important de l’économie de l’île est sa race de chevaux : les minorquins.

Mais l’île est encore très sauvage.

La construction y est extrêmement réglementée voire impossible en beaucoup d’endroits.

Aucune route nationale ne permettant de s’approcher des côtes et seules quelques plages étant « urbanisées » avec bar, location de transat et parasol, la majeure partie de la côte est formée par un nombre impressionnant de criques encore vierges.

En 1993, Minorque a été également reconnue par l’UNESCO comme réserve de biosphère, obtenant encore ainsi une forte protection environnementale

La fabrication d’une avarca authentique

Cette video, réalisée dans les ateliers de Riudavets, présente la fabrication d’une Avarca Authentique… depuis le pneu recyclé jusqu’à la sandale finie !

Ce process de fabrication de Riudavets, encore très artisanal et manuel, est un gage de qualité pour Minorquines.

Cova d’en Xoroï

minorquines et MinorqueS’il existe un lieu unique au monde à Minorque, c’est bien la Cova d’en Xoroï.

Cette boîte de nuit-bar est la plus spectaculaire boîte au monde… testée et approuvée par Minorquines!

Pour y accéder, un seul accès par un escalier vertigineux longeant la falaise située à plus de 300 mètres au-dessus de la mer. En descendant « dans le vide », plusieurs terrasses aménagées en bars vous accueillent jusqu’aux pistes de danse se succédant dans la grotte.

La légende veut que cette grotte fût le refuge d’un Maure, Xoroï, sans doute l’unique survivant d’un naufrage. Dans le village voisin, plusieurs cambriolages eurent lieu et, un jour, la plus jolie fille du bourg disparut. Des années passèrent et on l’oublia jusqu’à ce que la neige, fait rarissime à Minorque, permis de tracer le cambrioleur jusqu’à son refuge dans cette grotte inconnue de tous. Là, les villageois découvrirent Xoroï, la jolie fille disparue et trois enfants nés de leur amour. Xoroï, pour échapper aux villageois, dut sauter dans l’eau. Les âmes romantiques restent persuadées qu’il réussit à atteindre à la nage les côtes de Majorque…

Pour plus de renseignements, un lien : www.covadenxoroi.com

Cova den xoroi et sandales minorquines

Ce qu’il faut savoir sur Minorque, aussi…

… son histoire

Minorque et les sandales espagnoles minorquines

Minorque, de par sa situation géographique au centre de la Méditerranée occidentale, a été depuis la préhistoire jusqu’à un temps récent un lieu de passage convoité par différents peuples.

La présence humaine remonte au moins à l’âge de bronze (2000 avant JC) comme l’en attestent les nombreux sites archéologiques présents sur l’île. La population autochtone reçue très tôt des influences externes provenant de peuples commerciaux en expansion comme les Carthaginois, établis à Ibiza.

En l’an 213 avant JC, Minorque est annexée par l’Empire romain et incorporée à l’Hispanie citérieure. S’ensuit une période moins connue de son histoire jusqu’à sa conquête par les Maures de 903 à 1287. Le 17 janvier 1287, jour national à Minorque, une invasion aragonaise est menée par Alphonse III et l’île est rattachée au royaume unifié d’Espagne.

Au cours du XVIème siècle, les incursions de pirates et les attaques navales turques détruisent les ports de Mahon et Ciutadella provoquant la quasi-disparition de la population de l’île.

En 1708, au cours de la guerre de Succession du trône d’Espagne, les Anglais s’emparent de Minorque. Pendant les cent ans qui suivent, l’île sera anglaise à part quelques courtes périodes de domination française et espagnole en faveur des batailles qui les opposent lors de la guerre de Sept Ans.

En 1802,  Minorque est restituée définitivement aux Espagnols par le traité d’Amiens.

Au XIXème siècle, les Français établissent à Mahon un hôpital militaire et une base de ravitaillement lors de l’expédition vers l’Algérie. Du fait de la dépression économique que connaît l’île à cause de mauvaises récoltes, les habitants de Minorque sont vivement encouragés à émigrer vers l’Algérie et l’île connaît un fort exode.

Lors de la guerre civile espagnole qui débute en 1936, Minorque reste fidèle au gouvernement républicain. Et, lorsque Franco arrive au pouvoir en 1939 et y demeure jusqu’à sa mort en 1975, l’île est délaissée par le gouvernement franquiste. De ce fait, entre autres, l’île n’a pas connu le développement immobilier touristique incontrôlé en Espagne des années 60-70.

Depuis les années 80, le développement touristique de Minorque s’est opéré graduellement, en préservant au maximum le côté naturel de l’île et de ses plages. En 1993, Minorque a été reconnue par l’UNESCO comme réserve de biosphère obtenant encore ainsi une forte protection environnementale.